23 août 2026
Une rentrée en 192 prises de position
Troisième édition des Actualités, sur le même principe que les précédentes : uniquement ce que les données du site permettent de vérifier — prises de position sourcées et état des sondages. Pas d'analyse, pas de pronostic.
La semaine du 17 au 23 août a été la plus dense depuis le début de l'été : 192 prises de position extraites de dix vidéos, chez quatre candidats, sur 29 thèmes. Chacune renvoie à une citation horodatée dans sa vidéo d'origine.
Raphaël Glucksmann déclare sa candidature
Le 23 août, au 20H de TF1, Raphaël Glucksmann annonce qu'il est candidat à l'élection présidentielle. L'observatoire a enregistré 14 positions dans cet entretien, réparties sur douze thèmes — sa fiche passe à 122 prises de position.
Sur la fiscalité, il chiffre sa mesure :
« en taxant davantage les méga héritages, les 1 % les plus gros. 99 % des héritages ne seront pas affectés. Les 1 % les plus gros ça nous permettra de récupérer 15 milliards d'euros »
Sur l'école, il annonce un plan quinquennal articulé autour de deux leviers :
« ce que je propose c'est un plan sur 5 ans de sauvetage de l'école publique. D'abord la hausse de la rémunération et du salaire des enseignants. Ensuite la diminution du nombre d'élèves par classe en primaire. »
Il place l'écologie au centre de sa candidature — « être le président de la transformation écologique de la France » — et s'adresse directement aux écologistes :
« Les écologistes ont eu raison avant tout le monde sur la catastrophe climatique que nous sommes en train de vivre. Venez avec nous, fondez la République écologique. »
Ses autres positions de la soirée portent sur la réindustrialisation (« plus d'usines et non pas moins sur nos territoires »), le soutien à l'Ukraine, le niveau des salaires et le refus des « fièvres identitaires ».
Marine Tondelier ouvre les Journées d'été
Deux jours plus tôt, Marine Tondelier prononce le discours des Journées d'été des Écologistes, puis enchaîne le 22 août avec une interview de rentrée sur LCI : 56 positions sur la semaine, dont 15 sur le climat et 7 sur la fiscalité. Elle revendique un cadre de campagne explicite :
« moi je veux faire une campagne écologiste. Vous l'avez compris, je suis candidate écologiste du mouvement écologiste avec un projet écologiste. »
Sur la fiscalité, elle relie contribution et responsabilité climatique :
« ils sont 50 sur la planète à émettre en 90 secondes ce qu'un humain moyen émettra dans toute sa vie. Premier problème, ils sont principaux responsables »
Elle consacre aussi quatre positions au pouvoir d'achat, en le rattachant à la dépendance énergétique des ménages, et critique la baisse des crédits publics dédiés à l'écologie, dont le fonds vert pour l'isolation des écoles.
Jean-Luc Mélenchon aux AMFIS
Jean-Luc Mélenchon est le candidat le plus documenté de la semaine avec 114 positions, tirées de son meeting des AMFIS à Valence le 23 août, d'un entretien BFMTV le même jour, du 13H de TF1 le 22 et d'une vidéo du 19. Les thèmes les plus fournis : climat (13), institutions et industrie (9 chacun), fiscalité (8), dette et santé (7 chacun).
Il défend la création d'« écorégions » en remplacement des régions actuelles, présentée comme la brique territoriale de sa VIe République, et revendique un engagement budgétaire :
« Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l'ordre dans les comptes publics car nous en sommes capables en redonnant des marges de manœuvre au budget de l'État. »
Sur le rôle de l'État, il pose une règle générale :
« Nous voulons qu'il y ait un service public. Quand l'État impose quelque chose, il doit mettre en face un service public pour y répondre et pas un marché. »
Édouard Philippe répond sur la dette
Le 22 août sur BFMTV, Édouard Philippe ajoute 8 positions, dont trois sur la dette où il nomme directement son contradicteur :
« contrairement à Jean-Luc Mélenchon, je ne crois pas que la dette ne soit pas un sujet. La dette est un sujet. L'endettement de la France est un sujet. La maîtrise de nos finances publiques est un sujet. C'est même une priorité. »
C'est le seul échange direct entre deux candidats relevé cette semaine : les deux se sont exprimés sur les comptes publics à un jour d'intervalle, dans des termes opposés. Sur Mayotte, Édouard Philippe prend quatre positions convergentes :
« je considère qu'il faut à Mayotte arrêter toute forme d'immigration légale et illégale, arrêter la délivrance de titre de séjour au titre du regroupement familial »
Ce qui n'a pas été retenu
Cinq vidéos de la semaine ont été écartées par la vérification du locuteur : les reprises de la déclaration de Raphaël Glucksmann sur BFMTV, Europe 1, RMC et Sud Radio, ainsi qu'un plateau BFMTV consacré aux relations entre LFI et les Écologistes. Le candidat y est commenté, pas interviewé — les propos tenus n'y sont donc pas les siens et ne rejoignent pas sa fiche. Le détail de la méthode est public.
Sondages : toujours rien depuis le 10 juillet
Le sondage le plus récent recensé a un terrain qui s'achève le 10 juillet. Aucun institut n'a publié d'intentions de vote depuis. La candidature de Raphaël Glucksmann, déclarée le 23 août, n'a donc encore été testée dans aucune enquête postérieure à son annonce : les courbes de la page Sondages sont inchangées.